Communiqué de Me Jean Bernier, procureur de Louise Mailloux

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

DATE : 4 juin 2014

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

LA DIFFAMATION ET LA POURSUITE-BÂILLON 

Le droit et la diffamation

Dans la présente affaire, personne ne contestera le droit de la demanderesse de prendre un recours en dommages contre quiconque qui aurait pu porter atteinte à sa réputation. Encore faut-il s’assurer que ce genre de poursuite en soit bien une de cette nature et non pas une poursuite stratégique ayant pour but de limiter la liberté d’expression dans un débat public.

Le droit de la diffamation appelle un combat entre la liberté d’expression et le droit à la réputation, deux droits fondamentaux entre lesquels la justice doit tracer un juste équilibre. Médias, politiciens, personnages publics, et mêmes humoristes ou simples citoyens peuvent être poursuivis dans ce genre de cause. Une telle poursuite peut  donc soulever des questions d’intérêt public.

C’est le cas avec la présente poursuite qui est la plus récente d’une série de poursuites stratégiques ayant pour cible des personnes qui ont pris part au récent débat public sur la laïcité et l’intégrisme religieux, notamment avec le projet de Charte des valeurs québécoises.

Voici maintenant qu’on veut déplacer un débat essentiellement politique devant les tribunaux.

La poursuite bâillon dans la législation récente

La poursuite-bâillon est essentiellement un recours judiciaire visant à entraver la participation de citoyens à un débat public et politique.  Elle vise essentiellement à décourager le militantisme.

Il s’agit le plus souvent d’une action civile en dommages-intérêts intentée contre certaines personnes avec pour prétexte celui de l’atteinte à la réputation, c.a.d. une poursuite en diffamation, intentée contre un individu ou un organisme ayant pris position dans le cadre d’un débat public. Le concept de poursuite-bâillon inclut également les menaces de poursuite, car la réussite d’une telle opération ne découle pas nécessairement d’une victoire devant les tribunaux que du processus judiciaire lui-même, visant à intimider la partie défenderesse ou à l’épuiser financièrement dans le but de la réduire au silence.

Dans le cas présent la plaignante s’est attaquée à des individus isolément, bien connus pour leurs prises de position dans ce débat public, ou des organismes de petite taille aux moyens financiers limités, comme celui d’un BLOG sur le réseau internet, et leur réclame des dommages-intérêts démesurés par rapport au tort qui lui est prétendument causé. Ceci a l’effet de transformer un enjeu public en litige privé. Toutes les ressources financières et humaines du défendeur, et principalement ses économies personnelles, seront alors monopolisées par sa défense, au détriment de la promotion de la cause qui lui tient à cœur.

En Amérique du Nord, on désigne ce genre de poursuite sous l’acronyme SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public Participation) une expression bien connue dans les pays anglophones (en anglais, « slap » signifie « gifle »). La « participation publique » dont il est fait mention doit s’entendre par « participation du public à la vie démocratique ». Au Québec, l’acronyme BIPP (pour « bâillon imposé à la parole publique ») a été utilisé pour décrire ce genre de cause avant l’apparition, à l’été 2007, du terme « poursuite-bâillon » à la suite de son emploi dans le rapport officiel sur un projet de loi en ce sens déposé au ministre de la Justice le 15 mars 2007.

Le concept de poursuite-bâillon est donc intimement lié à la liberté d’expression. Elle peut affecter aussi plusieurs droits et libertés fondamentales, incluant les droits civils et politiques. Outre la liberté d’expression elle affecte en effet celui du principe de l’égalité devant les tribunaux laquelle  est directement en cause, puisque la disproportion de moyens financiers entre les parties – toujours en faveur des plaignants – est une composante essentielle du phénomène, généralement en raison des procès disproportionnés qu’ils engendrent (guérilla judiciaire, multiplication des procédures, procès de très longue durée, nombre de parties et de témoins impliqués,  des tonnes d’exhibits, ect., ect.).

On se doit donc de réagir rapidement pour éviter ce genre de causes. Notre législateur l’a fait.

Le 3 juin 2009, le Québec est devenu la première juridiction canadienne à se doter d’une loi anti-SLAPP. L’Assemblée nationale du Québec a  en effet sanctionné la Loi modifiant le Code de procédure civile pour prévenir l’utilisation abusive des tribunaux et favoriser le respect de liberté d’expression et la participation des citoyens au débat public. Cette loi demeure donc, pour l’instant, le seul mécanisme anti-SLAPP en vigueur au Canada. Ces nouvelles règles de procédure prévoient:

  1. une procédure déclaratoire pour ‘identifier ce genre de poursuites stratégiques ;
  2. un mécanisme rapide et efficace permettant de soumettre au tribunal une fin de non-recevoir  à ce genre de poursuite sur requête sommaire présentée par la défense;
  3. L’obligation imposée au demandeur de verser un cautionnement ou une avance pour frais à être versée par la partie demanderesse, et ultérieurement toute autre forme de compensation financière que pourrait imposer le trbunal à la demanderesse en faveur de l’un ou l’autre des défendeurs, incluant dommages moraux et dommages-punitifs ;
  4. La reconnaissance effective et l’établissement automatique d’une immunité relative lorsque le défendeur soulève une question d’intérêt public pour faire échec à toute réclamation basée sur la diffamation.

La défenderesse Louise Mailloux vous annonce aujourd’hui-même son intention de se prévaloir de cette nouvelle loi dans le cadre de sa défense. Son procureur, Me Jean Bernier, vous confirme qu’il présentera des requêtes en ce sens dans la présente affaire, en plus des autres moyens de défense à sa disposition pour faire déclarer irrecevable la présente poursuite et des arguments et moyens de preuve que la défenderesse pourrait faire valoir au procès, s’il y en a un, pour contester les prétentions de la demande.

Nous incluons sous pli  copie ces dispositions pertinentes du Code de procédure civile qui permettent de soumettre ces moyens de défense.

Nous vous informerons ultérieurement des développements dans ce litige.                                                                                                                                                                                 

                                                                                              Jean Bernier, avocat

                                                                                              Procureur de Louise Mailloux

 

ANNEXE : Les dispositions du CPC du Québec

SECTION III :DU POUVOIR DE SANCTIONNER LES ABUS DE LA PROCÉDURE

La présente section a été insérée par l’article 2 du chapitre 12 des lois de 2009 (Loi modifiant le Code de procédure civile pour prévenir l’utilisation abusive des tribunaux et favoriser le respect de la liberté d’expression et la participation des citoyens aux débats publics). Le préambule de cette loi se lit ainsi:

 «CONSIDÉRANT l’importance de favoriser le respect de la liberté d’expression consacrée dans la Charte des droits et libertés de la personne; 

«CONSIDÉRANT l’importance de prévenir l’utilisation abusive des tribunaux, notamment pour empêcher qu’ils ne soient utilisés pour limiter le droit des citoyens de participer à des débats publics; 

«CONSIDÉRANT l’importance de favoriser l’accès à la justice pour tous les citoyens et de veiller à favoriser un meilleur équilibre dans les forces économiques des parties à une action en justice;».

54.1. Les tribunaux peuvent à tout moment, sur demande et même d’office après avoir entendu les parties sur le point, déclarer qu’une demande en justice ou un autre acte de procédure est abusif et prononcer une sanction contre la partie qui agit de manière abusive.

L’abus peut résulter d’une demande en justice ou d’un acte de procédure manifestement mal fondé, frivole ou dilatoire, ou d’un comportement vexatoire ou quérulent. Il peut aussi résulter de la mauvaise foi, de l’utilisation de la procédure de manière excessive ou déraisonnable ou de manière à nuire à autrui ou encore du détournement des fins de la justice, notamment si cela a pour effet de limiter la liberté d’expression d’autrui dans le contexte de débats publics.

2009, c. 12, a. 2.

54.2. Si une partie établit sommairement que la demande en justice ou l’acte de procédure peut constituer un abus, il revient à la partie qui l’introduit de démontrer que son geste n’est pas exercé de manière excessive ou déraisonnable et se justifie en droit.

La requête visant à faire rejeter la demande en justice en raison de son caractère abusif est, en première instance, présentée à titre de moyen préliminaire.

2009, c. 12, a. 2.

54.3. Le tribunal peut, dans un cas d’abus, rejeter la demande en justice ou l’acte de procédure, supprimer une conclusion ou en exiger la modification, refuser un interrogatoire ou y mettre fin ou annuler le bref d’assignation d’un témoin.

Dans un tel cas ou lorsqu’il paraît y avoir un abus, le tribunal peut, s’il l’estime approprié:

1° assujettir la poursuite de la demande en justice ou l’acte de procédure à certaines conditions;

2° requérir des engagements de la partie concernée quant à la bonne marche de l’instance;

3° suspendre l’instance pour la période qu’il fixe;

4° recommander au juge en chef d’ordonner une gestion particulière de l’instance;

5° ordonner à la partie qui a introduit la demande en justice ou l’acte de procédure de verser à l’autre partie, sous peine de rejet de la demande ou de l’acte, une provision pour les frais de l’instance, si les circonstances le justifient et s’il constate que sans cette aide cette partie risque de se retrouver dans une situation économique telle qu’elle ne pourrait faire valoir son point de vue valablement.

2009, c. 12, a. 2.

54.4. Le tribunal peut, en se prononçant sur le caractère abusif d’une demande en justice ou d’un acte de procédure, ordonner, le cas échéant, le remboursement de la provision versée pour les frais de l’instance, condamner une partie à payer, outre les dépens, des dommages-intérêts en réparation du préjudice subi par une autre partie, notamment pour compenser les honoraires et débours extrajudiciaires que celle-ci a engagés ou, si les circonstances le justifient, attribuer des dommages-intérêts punitifs.

Si le montant des dommages-intérêts n’est pas admis ou ne peut être établi aisément au moment de la déclaration d’abus, il peut en décider sommairement dans le délai et sous les conditions qu’il détermine.

2009, c. 12, a. 2.

54.5. Lorsque l’abus résulte de la quérulence d’une partie, le tribunal peut, en outre, interdire à cette partie d’introduire une demande en justice à moins d’obtenir l’autorisation du juge en chef et de respecter les conditions que celui-ci détermine.

2009, c. 12, a. 2.

54.6. Lorsque l’abus est le fait d’une personne morale ou d’une personne qui agit en qualité d’administrateur du bien d’autrui, les administrateurs et les dirigeants de la personne morale qui ont participé à la décision ou l’administrateur du bien d’autrui peuvent être condamnés personnellement au paiement des dommages-intérêts.

2009, c. 12, a. 2.

 

 

 

 

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Communiqué de presse

Soutenons Louise Mailloux

MONTRÉAL, le 3 juin 2014 /CNW Telbec/ – Le 4 juin à 9h00 se tiendra au Palais de Justice de Montréal la première comparution concernant la poursuite en dommages au montant de 120 000$, intentée par Dalila Awada contre Louise Mailloux, Philippe Magnan et la société des amis de Vigile. Une conférence de presse suivra cette procédure d’introduction. Prenez avis que La conférence de presse se tient le 4 juin 2014 à  10h30 au Centre St-Pierre à la Salle 304 au 1212, rue Panet Montréal, QC H2L 2Y7 Tél : 514 524-3561Fax: 514 524-5663csp@centrestpierre.org.

Cette poursuite judiciaire est la plus récente à ce jour d’une série d’autres attaques judiciaires ciblant des citoyens qui ont pris part au débat public et qui défendent la laïcité au Québec. Ce djihad juridique vise à recourir aux tribunaux dont le but est d’intimider et de nous faire taire. Instrumentaliser les tribunaux pour museler ses adversaires politiques est tout simplement odieux. Cela constitue un abus de justice. Dans une société libre et démocratique, on ne peut tenter d’empêcher toute expression libre qui s’inscrit dans le cadre de la loi.

Louise Mailloux va donc poursuivre à son tour Dalila Awada pour atteinte délibérée à ses droits fondamentaux dans le but de causer un tort irréparable à sa réputation et à sa dignité.

Un des aspects importants de ce genre de poursuite est d’épuiser financièrement les poursuivis. Une campagne de soutien à Louise Mailloux est donc annoncée dans le cadre de cette conférence de presse. Un site web www.soutenonslouisemailloux.org est en ligne à cet effet.

Ces batailles juridiques sont d’une importance politique décisive en ce qu’elles vont tracer la voie de l’avenir pour le Québec; soit de protéger la liberté d’expression ou soit d’empêcher toute critique des religions, particulièrement celle de l’islam et de l’islamisme.

Prendront la parole : Me Jean Bernier et Louise Mailloux, Philippe Magnan, Djemila Benhabib, Sybel Köse, Pierre Lacerte, André Gagnon Tous unis dans un front commun pour dénoncer l’intimidation et défendre la liberté d’expression.

Un document d’information supplémentaire sera disponible lors de la conférence

SOURCE SOUTENONS LOUISE MAILLOUX

Renseignements :  Monsieur André La Boissonnière, tél. : 514-846-0004

 

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Soutenons Louise Mailloux

Voici le site en soutien à ma cause où vous pouvez dès maintenant contribuer au financement de ma défense.

À diffuser sans modération dans vos réseaux.

Merci de votre appui et de votre générosité

http://soutenonslouisemailloux.org

 

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Djihad juridique

Allocution présentée à la soirée-bénéfice du journal Les Immigrants de la Capitale

Je suis très heureuse d’être parmi vous ce soir pour assister à cette soirée-bénéfice en soutien au journal les Immigrants de la Capitale qui fait face à une poursuite en diffamation de 150 000 $ de la part d’un couple de musulmans.

Cette poursuite est la première en date d’une série d’autres attaques judiciaires ciblant d’honnêtes citoyens exerçant leur liberté de parole. En 2012, il y a eu celle intentée contre l’écrivaine et militante Djemila Benhabib, poursuivie en diffamation par une école musulmane de Montréal, suite à une entrevue qu’elle a accordée à l’émission de Benoît Dutrizac. Djemila est poursuivie pour 100 000 $. La plus récente est la poursuite en libelle diffamatoire intentée par Dalila Awada contre Philippe Magnan du site Poste de veille, la société des amis de Vigile et moi-même au montant de 120 000 $. Et nous apprenions lundi que même le gouvernement fédéral est poursuivi en diffamation par le Conseil national des musulmans canadiens pour le montant de 100 000 $.

Je pense qu’à ce stade, on peut parler de djihad juridique et parce que les accusations de racisme, de xénophobie et d’islamophobie à notre égard ne suffisent plus, certains choisissent de recourir aux tribunaux pour nous intimider, nous bâillonner, terroriser tous ceux qui prennent ou qui souhaiteraient prendre la parole sur des questions de laïcité et d’intégrisme religieux. Nous ne nous tairons pas!

Depuis l’annonce de cette poursuite, mon silence a pu être interprété par certains comme une acceptation de ces accusations. Il n’en est rien. Je récuse ces accusations. Je n’ai tenu aucun propos de caractère diffamatoire à l’égard de Dalila Awada. Ses allégations sont fausses, tendancieuses et mensongères et sa requête est sans fondement.

Participer au débat public, au choc des opinions et des idées ne s’apparente en rien à de la diffamation. C’est bien plutôt le signe d’une société libre et démocratique, respectueuse de la diversité des opinions, une société où la liberté d’expression est ce droit fondamental qui permet la critique des religions et la divulgation des courants intégristes et ses ramifications.

Par cette poursuite abusive, inappropriée, injuste et déraisonnable à mon égard, Dalila Awada a transporté le débat politique sur le terrain juridique dans le but exprès de me bâillonner et de me faire taire. Je ne me tairai pas!

Instrumentaliser les tribunaux comme elle le fait pour judiciariser le débat public et museler des citoyens qui défendent la laïcité est tout simplement odieux. Le Québec est une démocratie, pas une dictature et il n’est pas question d’y limiter la liberté d’expression qui est au coeur de notre culture et de nos institutions.

Dans une société démocratique, on ne peut tenter directement ou indirectement d’empêcher toute expression libre qui s’inscrit dans le cadre de la loi. Dans une société dite libre et démocratique, il est interdit d’utiliser le système judiciaire pour réduire au silence ses adversaires politiques.

Nous allons donc, mon avocat et moi, répliquer par tous les moyens jugés appropriés en justice et nous allons poursuivre Dalila Awada pour atteinte à mes droits fondamentaux.

On ne porte pas atteinte à la dignité et à la réputation d’une personne impunément. Dalila Awada m’a amené à tort devant les tribunaux, elle devra répondre de ses actes et en assumer les graves conséquences qui découlent d’un abus de justice.

Vous aurez compris que cette cause dépasse largement ma personne tout comme celle de l’éditeur des Immigrants de la Capitale, Mihai Claudiu Cristea, celle de Djemila Benhabib, de Philippe Magnan et des amis de Vigile. Cette cause est celle de tous les Québécois parce qu’elle concerne le respect inaliénable de la liberté d’expression sans laquelle le terrorisme intellectuel s’installe.

Cette cause est aussi la vôtre parce qu’elle engage l’avenir et les fondements même de notre démocratie. Cet avenir qui se joue maintenant au Québec, c’est l’avenir de la liberté de presse, celle des citoyens participant au débat public sur des questions d’intérêt public comme celles de laïcité, de religion et d’intégrisme. Cet avenir, aujourd’hui devant vous, je m’engage à le défendre et à le préserver.

Mais pour gagner ce combat, nous avons besoin de vous, de votre appui moral mais aussi de votre soutien financier. N’oubliez pas qu’un des aspects importants de ce genre de poursuite est de vouloir nous épuiser financièrement. Et comme l’argent ne pousse pas dans les arbres, je compte sur votre générosité.

Le 4 juin prochain aura lieu notre première comparution en cour au Palais de justice de Montréal. Elle sera suivie d’une conférence de presse dont le but est de faire connaître à la population les enjeux de cette poursuite et la façon dont mon avocat et moi entendons y répliquer. Nous annoncerons en même temps la création d’un fonds de soutien à ma cause. Le lendemain 5 juin s’ouvrira à Québec le procès concernant le journal Les Immigrants de la Capitale. C’est le début du Festival des poursuites!

Ces batailles juridiques sont d’une importance politique décisive en ce qu’elles vont tracer la voie de l’avenir; soit de protéger la liberté d’expression ou soit d’empêcher toute critique de l’islam et de l’islamisme. Voilà l’enjeu véritable qui se cache derrière ces attaques vicieuses.

Nous devons mobiliser toutes nos énergies, nos compétences et nos ressources, se solidariser, s’organiser et travailler ensemble. Et c’est ensemble que nous gagnerons!

Québec

28 mai 2014

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Protégeons la liberté d’expression au Québec!

Signez et partagez cette pétition en soutien à Sibel Kose, une montréalaise d’origine turque menacée de mort par des islamistes suite à une entrevue télévisée.

Soutien à Sibel Kose, citoyenne canadienne menacée de mort par des islamistes à Montréal

Soutien à Sibel Kose, citoyenne canadienne menacée de mort par des islamistes à Montréal
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Pourquoi c’est important

Mme Sibel Kose est une citoyenne canadienne vivant à Montréal, menacée, harcelée, insultée par des propos racistes et sexistes par des islamistes d’origine turcs de Montréal suite à une entrevue télévisuelle avec François Bugingo à l’émission « 30 sur le radar ». Elle est dénoncée par des Montréalais islamistes au Ministère des Affaires Étrangères de la Turquie comme traître, ennemi de l’État turc et de l’islam. Elle risque la prison si elle voyage sur la terre qui l’a vue naître. Cette situation est intolérable! C’est une gifle cinglante à la démocratie et la liberté de la parole au Québec.Nous demandons à Mme Stéphanie Vallée, Ministre de la Justice et de la Condition féminine et à Mme Lise Thériault, Ministre de la sécurité publique d’agir tout de suite: de s’engager publiquement à soutenir Mme Kose et de la défendre dans son intégrité. Que les intégristes impliqués soient interpellés et jugés rapidement.

C’est là, la base de toute société de Droit : Un État de Droit ne peut tolérer l’intolérance. Laisser faire les intolérants (extrémistes), c’est se constituer en complice. Sartre disait « Le silence est terroriste ». Le silence, c’est la complicité à toute forme d’intolérance sociale : sexuelle, politique, de classe…

« Dans toute société, “La tolérance illimitée doit mener à la disparition de la tolérance. Si nous étendons la tolérance illimitée même à ceux qui sont intolérants, si nous ne sommes pas disposés à défendre une société tolérante contre l’impact de l’ intolérant, alors le tolérant sera détruit, et la tolérance avec lui.” — Karl Popper

Émission en date du 8 octobre 2013, utilisée par les islamistes de Montréal pour leur campagne de diffamation, menaces, harcèlements, intimidations, incitations à la haine racistes et sexistes commencée le 30 mars 2014: 30 sur le radar sur LCN avec François Bugingo

Entrevue à l’émission Dutrizac, 29 avril 2014

 

 

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Réplique à Lise Ravary et compagnie

Un article magistral de Pierre Lacerte en réponse à l’attaque vicieuse de Lise Ravary à mon égard, le 7 mars dernier, à propos de la «taxe cachère». Attaque qui a été relayée par la suite par le vice-président du Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CERJI) et le directeur national de la ligue anti-diffamation.

Une question demeure entière: Pourquoi cette attaque est-elle survenue alors que je me présentais dans Gouin sous la bannière du Parti Québécois?

LE SILENCE DES AGNEAUX par Pierre Lacerte

Le 29 mars 2012, sur les ondes de Télé-Québec, Marie-France Bazzo a animé une table ronde sur la place de la religion dans nos assiettes. On y retrouvait les journalistes Antoine Robitaille et Josée Boileau, le chroniqueur Joseph Facal, les profs de philo Daniel Weinstock et Louise Mailloux, ainsi que l’acteur et chanteur Stéphane Archambault.

Sur le site de Bazzo.TV, on avait mis la table en rappelant que la religion effectuait un retour en passant par les cantines scolaires, les tablettes des épiceries, les casse-croûte et le comptoir des boucheries. Après le voile, le kirpan et les cours de musique à la maternelle, pouvait-on lire, certains hôpitaux et CPE préfèrent ne servir que de la viande halal ou cachère plutôt que de cuisiner deux repas distincts. Dans sa narration d’introduction, Mme Bazzo disait même que les «aliments religieusement modifiés sont une belle occasion d’affaires».

Les Daniel Weinstock et Louise Mailloux avaient alors débattu de la question. Invité à commenter la controverse sur le poulet halal, Weinstock y était allé d’une analogie aussi loufoque que réductrice. « Si j’apprenais, demain, que dans mon Provigo local, un prêtre s’amusait à faire des signes de la croix autour des aliments que je mangeais, ça me ferait plus rire qu’autre chose. » Quand on sait ce qu’implique la certification religieuse des aliments et autres produits, la parabole de Weinstock est une véritable insulte à l’intelligence.

Louise Mailloux – qui venait de publier son livre La Laïcité, ça s’impose - avait expliqué que ces certifications sont loin d’être banales, ne serait-ce que sur le plan économique. Elle soutenait que pour accorder leurs certifications, les imams et les rabbins faisaient payer plusieurs milliers de dollars aux entreprises. Des frais qui, en fin de compte, étaient refilés aux consommateurs.

À la suite de cette émission, est-ce que Bazzo, Télé-Québec, Mailloux ou les panélistes ont été vilipendés, blâmés ou poursuivis pour avoir tenu (ou ne pas avoir dénoncé) des propos racistes, diffamatoires, antireligieux ? Pensez donc. Daniel Weinstock a même opiné du bonnet (visionner le court extrait vidéo) lorsque Louise Mailloux a raconté aux téléspectateurs qu’il y avait beaucoup de sous en jeu derrière la cachérisation et la «halalisation».

Alors dites-moi ce qui s’est passé de nouveau depuis lors pour que Lise Ravary pète une coche le 7 mars dernier, entraînant une réaction en chaîne du vice-président duCentre consultatif des relations juives et israéliennes-Québec (cerji) et du directeur national de la ligue anti-diffamation?

En parlant quasi exclusivement de la nourriture halal, Mme Mailloux aurait-elle fait de l’ombre à la certification cachère? Peut-être que Mme Ravary n’aime pas la prose de la prof de philo? À moins que cela ait été perçu comme trop radical pour l’ex-rédactrice en chef de magazines féminins qui s’était convertie à l’intégrisme hassidique.

Mailloux ne fait peut-être pas dans la dentelle, mais ce n’est certainement pas faire preuve de nuance que de soutenir qu’elle fait écho à une théorie du complot propagée par le Ku Klux Klan et diffusée par plusieurs autres groupes racistes et néonazis.

On respire par le nez, s’il vous plaît. Le 9 avril 2013, Yves Boisvert nous rappelait sur les ondes de Radio-Canada qu’aux États-Unis, c’est le KKK qui a fait jurisprudence pour le port de masques durant les manifestations. A-t-on,pour autant, accusé Projet Montréal d’être le suppôt du KKK parce qu’il était favorable au port du masque dans les manifestations? Bien sûr que non.

Vous souvenez-vous des hauts cris lancés par une organisation juive lorsque le salut nazi avait été brandi par certains étudiants lors d’une des manifestations de 2012? Selon les dires de cette organisation, le geste, destiné à dénoncer la brutalité des interventions du Service de police de la Ville de Montréal, avait «souillé la mémoire de l’holocauste». 

En revanche, je ne me rappelle pas avoir entendu Lise Ravary (ni personne d’autre, d’ailleurs) s’insurger contre l’amalgame haineux fait contre le PQ durant la récente campagne électorale. Associer Pauline Marois à Adolph Hitler serait-il considéré de bon aloi? Ça ne souille pas la mémoire de l’holocauste, peut-être? À mon sens, c’est une insulte pour les victimes des camps d’extermination et pour l’ensemble des démocrates québécois!

Certains, comme ce lecteur du site ultraorthodoxe Bill 613, voient des néonazis partout et des svastikas jusque dans le logo de JPMorganChase!


Est-ce de la propagande antijuive ou antimusulmane que de soutenir que les certifications cachère et halal bénéficient financièrement à des groupes de ces confessions?

Dans un document intitulé Mythes et réalités sur la certification cachère, le Centre consultatif des relations juives et israéliennes-Québec (Cerji) dément catégoriquement le «mythe» voulant que les revenus du marché de l’alimentation cachère financent les activités religieuses de la communauté juive. Il prétend plutôt que les frais exigés par les organismes de certification ne servent qu’à assurer leurs inspections et leurs opérations.

Pourtant, en 2006, un an avant de rallier les rangs du journal La Presse, la journaliste Catherine Handfield signait un reportage sur la certification cachère dansMontréal Campus. Elle y écrivait ceci : «Après avoir dûment payé les inspecteurs, les cinq grands bureaux de certification casher en Amérique du Nord donnent une partie de leurs profits à des organismes de charité juifs.» Une partie des profits, hein. Il serait  intéressant de savoir où va le reste des surplus qu’engendre la certification cachère. L’histoire ne le dit pas, mais la question ne manque pas d’intérêt. 

Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes-Québec réfute aussi la prétention à l’effet que la certification cachère soit une sorte de taxe religieuse. Il soutient même que la certification n’a aucune incidence sur le prix de vente des produits.

On ne demanderait pas mieux que de le croire. On pourrait même baptiser autrement ce coût de la certification si ça lui chante. Mais, ça ne changerait rien au fait que d’autres reportages réalisés au fil des ans vont tout à fait dans le sens contraire des dires du Cerji. Même M. Kevin Hart, le propriétaire de la boulangerieHomemade Kosher de l’avenue Bernard a affirmé publiquement que la routine de la certification faisait augmenter ses coûts de 5 à 7 %. Quelqu’un a-t-il songé à l’accuser d’antisémitisme?

Le 11 mai 2007, JE, l’émission de journalisme d’enquête  présentait un reportage sur la nourriture cachère. À Victoriaville, le président de Miel Labonté a soutenu devant caméra qu’en plus des frais annuels de certification, son entreprise devait débourser plus de 25 000 $ par an pour se conformer à cette norme religieuse. Il ajoute même que sans cette certification, vous pouvez oublier de voir vos produits trôner sur les étagères des épiceries grandes surfaces. 

On va nous dire que c’est de la diffamation? Vraiment? Pourtant, dans le magazine Canadian Grocer, le rabbin Saul Emanuel, directeur général de Vaad Ha’ir de Montréal a confirmé le phénomène. «Sans la certification cachère, dit-il, il est presque impossible de voir ses produits acceptés dans les épiceries américaines».

En août 2002, le magazine Protégez-vous avait, lui aussi, publié un reportage sur la nourriture cachère. Sous la plume de Fabien Deglise (aujourd’hui journaliste au Devoir), nous y apprenions qu’il était nécessaire de verser une «taxe rabbinique» pour «remercier» le rabbin de ses services et pour utiliser l’un des nombreux symboles de certification cachère. Le coût, à l’époque? De 2500 à 3000 $ par année pour une simple fromagerie artisanale. Pour sa part, un représentant des yogourts Liberté révélait que la cachérisation augmente de 0,01 ¢ le prix de vente d’un produit. Le Cerji va-t-il prétendre que le magazineProtégez-vous est un repère de chemises brunes?

Pas besoin d’être comptable agréé pour comprendre qu’un centième de cent appliqué sur plus de 110 000 produits différents vendus par centaines de milliers d’unités à des millions de consommateurs, ça fait un sacré jackpot. À côté de ça, un gagnant de la 6/49 fait figure de Ti-Coune. 

Le rabbin Yosef Wikler

Dans le très sérieux hebdomadaire américain BloombergBusinessweek du 19 décembre 2010, le rabbin Yosef Wikler,le rédacteur en chef de Kashrus Magazine, estimait qu’uniquement aux États-Unis, la certification cachère représenterait une industrie de 200 millions de dollars par année. Même si cette estimation apparaît extrêmement conservatrice, on ne peut quand même plus parler de peanuts! 

Quand des rabbins eux-mêmes admettent que les certifications religieuses sont payantes, comment peut-on accuser des citoyens qui s’informent à plusieurs sources dignes de foi d’être des adeptes du KKK? S’ils ne sont pas satisfaits de l’information qui circule, Lise Ravary et les organisations concernées devraient peut-être commencer par «briefer» les chefs spirituels qui jouent avec la nourriture terrestre qu’on nous force à avaler. Dictez-leur la bonne parole que vous aimeriez qu’ils propagent ou bâillonnez-les. En attendant, on se passera très bien des insultes.

Il y a quand même des limites à taxer (s’cusez!) de racistes, de xénophobes, d’antisémites et de néonazis tous ceux qui ne prennent pas pour du cash la doctrine des bien-pensants.

C’est d’autant plus insupportable d’être accusés d’étroitesse d’esprit et de repli sur soi quand une Ravary nous révèle, à la page 33 de son dernier bouquin Pourquoi moi? Ma vie chez les Juifs hassidiques, que «Les règles complexes [de la cacheroute] empêchent aussi la fraternisation entre juifs et non-juifs qui pourraient mener à des mariages mixtes». Ouash! Des mariages interreligieux? Avec d’autres races? Quelle horreur, n’est-ce pas? Je me demande qui cultive des relents de racisme et d’intolérance, ici.

Je ne sais pas pourquoi, mais me refait penser à cet entretien que Rima Elkouri avait eu avec le propriétaire de la célèbre boulangerie Cheskie, de l’avenue Bernard.Cheskie Weiss avait raconté que pour que le pain soit cachère, il devait nécessairement avoir été cuit par un juif. Ah! bon. Parce que si la pâte était pétrie ou mise au four par des mains noires, asiatiques ou gaspésiennes, ça serait impur? Impropres à la consommation? Toxique? Péché mortel?

Et il faudrait que l’on se taise? Ma parole! Ce n’est plus la loi du bâillon que l’on cherche à nous imposer, mais bien le silence des agneaux! Les agneaux de Saint-Jean Baptiste que l’on zigouille selon le rite halal ou cachère, s’il vous plaît.

Le blogue de Pierre Lacerte

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Un appui de taille à ma candidature dans Gouin

L’ex député de Gouin et ancien ministre, l’économiste Rodrigue TREMBLAY, appuie la candidature de Louise Mailloux dans Gouin.

PHOTO OFFICIELLE TREMBLAY-200dplEn tant qu’ancien député de Gouin (1976-1981), M. Tremblay rappelle aux électeurs du comté que l’élection du 7 avril décidera ou non si le Québec se dotera d’une Charte des valeurs, laquelle permettra d’encadrer les demandes d’accommodements religieux qui se sont multipliées depuis quelques années.

Madame Louise Mailloux appuie l’adoption d’une Charte des valeurs québécoises par l’Assemblée nationale, alors que son adversaire principal, Françoise David, s’oppose à son adoption et se range du côté des intégristes religieux. C’est un grave manquement de jugement de sa part.

Par conséquent, les électeurs du comté de Gouin doivent savoir qu’un vote pour Louise Mailloux est un vote en faveur de la Charte des valeurs québécoises.

Par contre un vote pour Mme David est un vote contre la Charte des valeurs québécoises.

Selon l’ancien député-ministre, il serait tragique pour l’avenir de la société québécoise que l’adoption de la Charte des valeurs québécoise, qu’une nette majorité de Québécoises et de Québécois appuient et souhaitent de tous leurs voeux, soit bloquée par l’élection de député(e)s qui y sont opposés.

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Carnet de campagne, Jour 4

Aujourd’hui, au Congrès national du Parti Québécois, nous avons adopté la plateforme électorale définissant les orientations du parti pour 2014-2018.

Nous sommes déterminés à :

- adopter la Charte des valeurs (projet de loi 60);

- mettre sur pied un centre de recherche sur les crimes dits d’honneur et la lutte à l’intégrisme.

Nous sommes le seul parti politique à proposer une mesure pour lutter contre l’intégrisme, le seul parti qui veut mettre fin aux crimes d’honneur dans le but d’apporter un soutien aux filles et aux femmes du Québec.

Une bonne raison de voter pour le Parti Québécois!

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Gouin, j’arrive!…

Je vous annonce que je me porte candidate pour le Parti Québécois dans la circonscription de Gouin pour les élections du 7 avril prochain. J’affronterai Françoise David, porte-parole de Québec Solidaire et députée sortante.

Je suis entourée d’une équipe de militants chevronnés, déterminés et enthousiastes. Ensemble, nous redonnerons au Parti Québécois la circonscription de Gouin et à ses citoyens, une députée qui reprendra avec une immense fierté le flambeau de Nicolas Girard.

Tout au long de ma campagne, je commenterai certains points d’actualité et je vous tiendrai au courant de mes différentes activités dans le comté de Gouin.

Nous avons besoin d’un gouvernement péquiste majoritaire qui aura les coudées franches pour mener à bien différents projets comme par exemple une Charte de la laïcité et un référendum sur l’indépendance du Québec.

C’est le temps de se donner une Charte… et aussi un pays!!!

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Des affirmations trompeuses

En réplique à un article d’Elsy Fneiche, le texte suivant, dont on a retranché les deux derniers paragraphes, a été publié dans le journal La Presse du 25 février 2014. 

En voici la version intégrale:

Je souhaite ici revenir sur les propos qu’Elsy Fneiche a tenus à mon égard le 17 février 2014 dans son article intitulé «Déchirés entre deux cultures».

Elsy Fneiche affirme que j’accuse les intervenantes musulmanes de vouloir infiltrer le système pour propager l’islamisation, ce qui constitue une propagande de peur, et menace les interventions permettant aux jeunes de s’intégrer à la société québécoise. À quoi se réfère-t-elle au juste?

Lors de mon passage à la Commission parlementaire sur le projet de loi 60, j’ai présenté une photo d’Amir Khadir assistant à une rencontre de l’Association Bridges, où les hommes étaient séparés des femmes voilées, Amir Khadir étant assis du côté des hommes. J’ai précisé que cette association de jeunes musulmans, était dirigée par l’imam Ali Sbeiti du Centre communautaire musulman de Montréal, une mosquée où l’on fait prêter serment à des fillettes de 7 ans de porter le hijab.

Puis lors d’une émission de 24/60, à laquelle Elsy Fneiche et moi-même participions, j’ai affirmé qu’elle faisait partie de l’Association des jeunes libanais musulmans liée à cette même mosquée.

Ce sont des faits et non de la propagande de peur, démontrant que l’on impose le voile à des fillettes alors que l’on veut nous convaincre qu’il est un choix. Des faits qui illustrent que des militants islamistes sont actifs au Québec et que ce sont eux, et non mes révélations, qui menacent l’intégration des jeunes.

L’article laisse croire que j’accuse les intervenantes musulmanes oeuvrant en milieu scolaire alors que je n’ai jamais abordé ce sujet.

Elsy Fneiche est orthopédagogue mais lorsqu’elle s’est rendue à Hérouxville en 2007 avec une délégation de femmes et lorsqu’elle s’est retrouvée en 2009, élue au sein du comité exécutif du NPD de Montréal-Nord, ce n’était sûrement pas pour faire de l’orthopédagogie!

Malheureusement le manque de rigueur et les affirmations insidieuses d’Elsy Fneiche ont porté atteinte à ma réputation et à ma crédibilité.

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